OBJECTIF : CONSERVATION

FIN PREVUE : PRINTEMPS 2015

L’ancienne cave vinicole des Orpellières est située dans le département de l’Hérault, en région Languedoc-Roussillon. Elle est implantée sur le domaine naturellement protégé (depuis 1960) des Orpellières, situé entre la Commune de Sérignan et Valras.
Le terrain appartient au conservatoire du Littoral, mais la gestion de la cave est laissée à la Commune de Sérignan.
En 1994, l’artiste monténégrin Dado fait part à la petite commune de Sérignan de son désir d’investir pour la première fois un lieu, alors que son travail jusqu’alors était plutôt cantonné à son atelier. André Gélis, maire de la commune à cette date et grand admirateur de l’artiste, lui propose d’investir la cave abandonnée des Orpellières, dans laquelle il restera cinq ans, jusqu’en 1999.
Les Orpellières font aujourd’hui l’objet d’un intérêt certain, ce qui explique le projet de conservation-restauration qui s’est tissé autour depuis 2013. En effet, le lieu est aujourd’hui en péril, tant à cause de l’environnement naturel instable qui évolue autour de la cave qu’à
cause de la technique et des matériaux utilisés par l’artiste qui ne promettaient pas réellement de pérennité à son oeuvre. Dado le dit lui-même « Les Orpellières ne sont pas faîtes pour durer », de plus que son implantation (voulue et connue par l’artiste) en zone naturellement protégée constitue une confrontation entre patrimoine naturel et patrimoine
culturel.

La mission de numérisation 3D des Orpellières consiste à modéliser l’intérieur du lieu afin de constituer un outil de travail pour la conservation et la restauration des oeuvres qui en font partie. Elle consiste en la modélisation de l’intégralité de l’intérieur de la cave afin de constituer un modèle exploitable tant dans le domaine professionnel de la conservation-restauration ainsi que dans le domaine de la médiation culturelle.

Le projet de modélisation 3D initié par C3DC (Culture 3D Cloud) constitue une piste intéressante pour la conservation de cette oeuvre car il apportera une alternative permettant d’une part de préserver virtuellement la cave dans son état actuel, de la documenter et de la donner à voir à un public malgré son inaccessibilité, et d’autre part de laisser les Orpellières vouées à leur destin : celui de la disparition progressive des oeuvres…